18ème édition du Salon international de Tanger des livres et des arts sous le thème des « AFRIQUES »

18ème édition du Salon international de Tanger  des livres et des arts sous le thème des « AFRIQUES »

Le 02-03-2015 à 17:34:30

Ainsi, cinq jours durant, écrivains, artistes, philosophes et penseurs attachés au continent africain se retrouveront au Palais des Institutions italiennes (ancien palais Moulay Hafid) à Tanger, pour échanger et réfléchir autour de la diversité et de l’ avenir du continent.

A ce propos, le directeur de l’IFT indique que l’idée de travailler sur l’Afrique amène à réfléchir sur le fait que le Maroc est une Afrique. « Si l’on dit qu’il y a une Afrique, c’est qu’il y en a d’autres et que le Maroc est, peut-être même, au carrefour de plusieurs de ces Afriques et qu’il est d’une diversité culturelle bien connue », explique Alexandre Pajon, ajoutant que, partant du Maroc et de Tanger pour réfléchir sur l’Afrique, le mieux était de tenir compte de cette diversité des Afriques.

« Pourquoi parler des Afriques ? » s’interroge le directeur de l’IFT qui fournit lui-même la réponse : « parce que le Salon de Tanger a l’habitude de traiter des questions qui traversent un peu la société. Il n’est pas simplement un salon littéraire. C’est un salon où l’on débat : on n’a pu parler des mémoires des prisonniers de l’époque difficile que le Maroc a connue, on a eu des rencontres sur les questions d’environnement, de la ville, de l’océan, etc.

Et là, c’est la suite de deux salons que j’avais déjà organisés. Le premier portait sur «Le numérique, une nouvelle ère» où on s’était interrogé sur l’impact de la révolution numérique sur la vie politique mais aussi sur l’édition écrite et phonographique ainsi que sur la société blogosphère. Et ce, un an avant le Printemps arabe. Par la suite, on a préféré réfléchir sur la blogosphère qui était très dense en ce moment-là d’autant plus que cela tombait en plein deuxième tour des élections présidentielles en France », indique le directeur de l’IFT.


Evoquant la croissance économique d’un certain nombre Etats africains, M. Alexandre Pajon estime que l’une des préoccupations majeures du Maroc d’aujourd’hui est beaucoup plus dans une logique africaine. C’est-à-dire que l’Union du Maghreb arabe, sans avoir d’opinion là-dessus, n’est pas aujourd’hui d’actualité. Alors que l’on voit bien la façon dont les banques, les entreprises de télécommunication, les radios, les médias, les universités, le Souverain lui-même se déplace pour aller dans le Sud. Ici en Guinée dans quelques jours, au Mali encore de nouveau. Donc l’actualité du Maroc est une actualité africaine où le Maroc n’est plus simplement le Sud désemparé d’un Nord riche. C’est un Nord émergent et dynamique pour un Sud qui cherche ses marques et qui va les trouver chez un frère africain.

Voilà l’idée du Salon : c’est faire des débats là-dessus, valoriser la littérature du continent. D’ailleurs, on aura très peu d’auteurs français en dehors d’Erik Orsenna. On aura une majorité d’auteurs du continent. Comme chaque année, on aura aussi des auteurs anglophones, hispanophones. Bien sûr on aura des séquences en arabe et en darija, maintenant c’est une marque de fabrique. Mais au moment de déterminer la programmation, on peut remarquer que la participation des auteurs francophones de France est minoritaire, précise M. Alexandre Pajon.

A une question relative aux particularités du Salon de Tanger, le directeur de l’IFT explique que ce Salon accueille dans un espace unique entre 15.000 et 20.000 personnes, autrement il est d’une taille humaine. Ce n’est pas non plus un Salon où l’on négocie des droits, mais plutôt un lieu de rencontres.

On fait venir essentiellement des jeunes des établissements scolaires marocains, lycées, collèges et maintenant des écoles primaires. C’est-à-dire qu’on ne travaille pas pour les établissements de la Mission française.

Ce Salon, poursuit M. Pajon, est l’aboutissement d’une action de promotion du livre que l’on mène avec beaucoup de passion avec des ONG aux côtés des animateurs-éducateurs avec lesquels on va sur le terrain pour toucher le plus grand nombre de personnes.






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