8 mars Le monde a commémore la Journée internationale de la Femme: Un jour de fête, mais pas pour toutes !

8 mars  Le monde a commémore   la Journée internationale de la Femme:  Un jour de fête,  mais pas pour toutes !

Le 17.02.2015 à 10:44

En fait, l’idée d’une Journée internationale de la Femme s’est fait jour au tournant des XIXe et XXe siècles, période caractérisée dans le monde industrialisé par l’expansion et l’effervescence, une croissance démographique explosive et des idéologies radicales.
Néanmoins, Le 8 mars est certes un jour de fête, mais pas pour toutes les Femmes !

Chronologie des événements
les plus marquants


1909 : Conformément à une déclaration du Parti socialiste américain, la première Journée nationale de la femme a été célébrée sur l’ensemble du territoire des États-Unis le 28 février. Les femmes ont continué à célébrer cette journée le dernier dimanche de février jusqu’en 1913.
1910 : L’Internationale socialiste réunie à Copenhague a instauré une Journée de la femme, de caractère international, pour rendre hommage au mouvement en faveur des droits des femmes et pour aider à obtenir le suffrage universel des femmes. La proposition a été approuvée à l’unanimité par la conférence qui comprenait plus de 100 femmes venant de 17 pays, dont les trois premières femmes élues au Parlement finlandais. Aucune date précise n’a été fixée pour cette célébration.

1911 : A la suite de la décision prise à Copenhague l’année précédente, la Journée internationale de la femme a été célébrée pour la première fois, le 19 mars, en Allemagne, en Autriche, au Danemark et en Suisse, où plus d’un million de femmes et d’hommes ont assisté à des rassemblements. Outre le droit de voter et d’exercer une fonction publique, elles exigeaient le droit au travail, à la formation professionnelle, et la cessation de la discrimination sur le lieu de travail.

Moins d’une semaine après, le 25 mars, le tragique incendie de l’atelier Triangle à New York a coûté la vie à plus de 140 ouvrières, pour la plupart des immigrantes italiennes et juives. Cet événement a eu une forte influence sur la législation du travail aux États-Unis, et l’on a évoqué les conditions de travail qui avaient amené cette catastrophe au cours des célébrations subséquentes de la Journée internationale de la femme.


1913-1914 : Dans le cadre du mouvement pacifiste qui fermentait à la veille de la Première Guerre mondiale, les femmes russes ont célébré leur première Journée internationale de la femme le dernier dimanche de février 1913. Dans les autres pays d’Europe, le 8 mars ou à un ou deux jours de cette date, les femmes ont tenu des rassemblements soit pour protester contre la guerre, soit pour exprimer leur solidarité avec leurs sœurs.
• 1917 : Deux millions de soldats russes ayant été tués pendant la guerre, les femmes russes ont de nouveau choisi le dernier dimanche de février pour faire la grève afin d’obtenir «du pain et la paix». Les dirigeants politiques se sont élevés contre la date choisie pour cette grève, mais les femmes sont passées outre. Quatre jours plus tard, le Tsar a été obligé d’abdiquer et le gouvernement provisoire a accordé le droit de vote aux femmes. Ce dimanche historique tombait le 23 février dans le calendrier julien qui était alors en usage en Russie, mais le 8 mars dans le calendrier géorgien utilisé ailleurs.

Le rôle des Nations Unies


Depuis ces premières années, la Journée internationale de la femme a pris une nouvelle dimension mondiale dans les pays développés comme dans ceux en développement. Le mouvement féministe en plein essor, qui avait été renforcé par quatre conférences mondiales sur les femmes, organisées sous l’égide de l’ONU, a aidé à faire de la célébration de cette Journée le point de ralliement des efforts coordonnés déployés pour exiger la réalisation des droits des femmes et leur participation au processus politique et économique. De plus en plus, la Journée internationale de la femme est le moment idéal pour réfléchir sur les progrès réalisés, demander des changements et célébrer les actes de courage et de détermination de femmes ordinaires qui ont joué un rôle extraordinaire dans l’histoire des droits des femmes.

Rares sont les causes dont l’ONU assure la promotion qui aient suscité un appui plus intense et plus vaste que la campagne menée pour promouvoir et protéger l’égalité des droits des femmes. La Charte des Nations Unies, signée à San Francisco en 1945, était le premier instrument international à proclamer l’égalité des sexes en tant que droit fondamental de la personne humaine. Depuis, l’Organisation a aidé à créer un patrimoine historique de stratégies, normes, programmes et objectifs convenus au plan international pour améliorer la condition de la femme dans le monde entier.

Au fil des ans, l’action menée par l’ONU en faveur de la promotion de la femme a pris quatre orientations précises : promotion de mesures juridiques; mobilisation de l’opinion publique et de l’action internationale; formation et recherche, y compris compilation de statistiques ventilées par sexe; et assistance directe aux groupes désavantagés. Aujourd’hui, l’un des principes d’organisation centraux des travaux de l’ONU est qu’aucune solution durable aux problèmes sociaux, économiques et politiques les plus pressants de la société ne peut être trouvée sans la pleine participation, et la pleine autonomisation, des femmes du monde entier.




La Femme marocaine :
plus d’un demi-siècle
de combat pour l’égalité


Pour la femme marocaine, avec les réformes des Codes de la famille et de la nationalité, on considère que, désormais le plus dur est déjà derrière elle. L’avenir n’en sera que meilleur.
La lutte historique pour l’amélioration des conditions de vie des femmes au Maroc ne date pas d’hier. Elle a été amorcée avec la lutte contre la marginalisation politique de la femme au temps du protectorat et continue jusqu’à nos jours grâce au mouvement féministe qui ne connaît pas de répit. Car, être femme ne se limite plus à assurer le rôle de mère, d’épouse ou de sœur…
S’affirmer a toujours été le maître mot d’un combat que la femme marocaine mène sur plusieurs fronts et dont elle récolte, aujourd’hui et plus qu’hier, les fruits. Un combat à travers lequel elle revendique d’être l’égale de l’homme dans les droits. Pour cela, elle refuse de se confiner dans les métiers «réservés» à la gent féminine et aspire atteindre des domaines jusque-là chasse gardée des hommes.

L’évolution que connaît le statut de la femme marocaine au sein d’une société qui ne cesse de se donner les moyens de concrétiser ses valeurs et principes d’équité et de justice, fait que la femme est aujourd’hui plus consciente de ses droits, mais également plus apte à les exercer.
La célébration au Maroc de la Journée de la femme a pris une nouvelle dimension depuis l’entrée en vigueur du code de la famille dont les acquis confortent le choix démocratique courageux opéré par le Royaume et qui est venu répondre aux attentes de femmes mais aussi d’hommes qui croient à l’égalité des sexes, dans les droits et les devoirs.
Les réformes introduites au niveau du code de la famille sont venues concrétiser le rêve que les femmes marocaines ont toujours nourri et pour la réalisation duquel elles ont lutté sans relâche afin de jouir des conditions d’une vie décente et de voir traduits dans les faits leurs droits tant aux niveaux, politique, socio-économique que culturel.

Elles ont également placé toutes les composantes de la société marocaine devant leurs responsabilités, pour la réalisation de ce nouvel acquis qui a mis le Maroc sur le chemin de l’édification d’une société moderne et prospère, avec comme cellule de base une famille harmonieuse et forte par la réhabilitation de la femme.

L’évolution socio-économique du Maroc a rendu nécessaire l’amélioration du statut de la femme, le pays ayant fait de la promotion de la condition féminine un objectif stratégique pour la consolidation de l’Etat de droit.
Dorénavant, grâce à la Haute sollicitude Royale, aux efforts de la société civile et à l’attachement de toutes les composantes de la nation à la reconnaissance du rôle de la femme et de sa citoyenneté pleine et entière comme condition de succès du projet sociétal, la femme marocaine est au centre du processus de développement car, la société civile a compris que le retard de la femme peut être une cause majeure du retard de toute une société et qu’aucun pa s ne saurait aller de l’avant si le génie féminin est tenu à l’écart.
Aujourd’hui, 33% des femmes marocaines sont actives, dont 25% sont chefs de famille et elles sont de plus en plus nombreuses à accéder aux postes de responsabilité et de décision. Le Gouvernement marocain compte ainsi plusieurs femmes ministres, et les femmes sont présentes à une large échelle dans l’enseignement, la médecine (24 %), la profession d’avocat (30%) alors que 6.000 femmes sont chefs d’entreprise et un tiers des fonctionnaires de l’Etat sont de sexe féminin.

D’autre part, et dans la perspective des différentes élections , les listes féminines se multiplient et des dizaines de femmes expriment leur intention de se présenter au scrutin.
Nul doute que les nouveautés apportées par le Code de la Famille ont répondu à plusieurs interrogations et attentes pour l’amélioration des conditions contraignantes que vit la femme et qui se manifestent à travers plusieurs comportements iniques.
Toutefois, si ces réformes ne sont pas accompagnées d’un effort massif d’éducation, notamment en matière de scolarisation des filles, et de programmes véhiculant les nouveaux principes, le droit à lui seul ne saurait impulser la dynamique égalitaire que le nouveau statut de la femme s’attache à apporter. C’est ce qui nous amène à prendre en compte d’autres considérations telles que celles exprimées dans le point de vue ci-après exprimé par Mme Meryem Demnati qui, loin d’être pessimiste, nous incite à réfléchir sur davantage d’efforts et de mesures en faveur de la femme marocaine.




Le 8 mars :
un jour de fête,
mais pas pour toutes


Ainsi donc depuis plus d’un siècle, la Femme a droit à sa journée ? Et une journée internationale en plus ? Une fois l’an !!! Et que depuis plusieurs années elle est célébrée même au Maroc ? Journée de la Femme ? De quelle femme parle-t-on ? Quelle femme veut-on honorer ? La femme d’Imilchil, courbée sous le poids des rudes tâches des montagnes, La femme du Rif, embourbée dans un monde terriblement masculin ? La femme de Tafraout et sa prison de draps et de voiles ? Est-ce encore cette jeune casablancaise au visage douloureusement ravagé qui hante les trottoirs insalubres ? Ou ces fillettes, hôtesses d’accueil dans un hôtel d’Agadir, où des «hôtes» lubriques et visqueux vont se prélasser sans crainte de tomber pour pédophilie ? Est-ce encore cette toute jeune enfant qui doit subir le viol institutionnalisé d’un vieux cochon sénile, avec le consentement de ses propres parents ? Si ce ne sont pas ces femmes-là, alors faut-il peut-être se tourner du côté de ces ouvrières au regard éteint, qui, de retour chez elles doivent assumer, travail domestique,

éducation d’une flopée de gosses et violence d’un chômeur enragé ? Ou du côté des paysannes qui, telles des bêtes de somme, cumulent travaux des champs, soins des animaux, entretien du foyer et vente au marché ? Que dire de cette mendiante aux yeux boursouflés, que le mari alcoolique a répudiée avec cinq enfants en bas âge ? Et de cette secrétaire poursuivie par le harcèlement d’un patron sans scrupule ? De cette petite domestique qui, la nuit, couchée sur le sol glacé d’une cuisine, pleure la chaleur du sein maternel ? Mais aussi de cette militante de gauche qui, lors d’une assemblée générale, s’est entendu traiter de « sale pute », terme tant prisé par des phallocrètes à petite cervelle ? Arrêtons-nous là! Il n’y a pas de journée de la Femme dans un Monde où la femme et l’enfant sont les victimes universelles de sociétés sans merci. Elle aura sa raison d’être, lorsqu’une femme sera reconnue comme telle ! Un être humain à part entière







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